Photo de groupe de 11 personnes regardant l'objectif dont l'intervenante, Clémentine Berquet People Lead chez AssessFirst.
Interview

Et si on recrutait autrement ?

06/01/2026

Dans cet article
Clémentine Berquet, People Lead chez AssessFirst, était récemment à Rocket School Paris pour présenter la nouvelle interface recruteur aux Talent Acquisition Managers. Une intervention centrée sur le recrutement par le potentiel. Objectif : montrer comment cette plateforme refondue simplifie la lecture des profils et sécurise les décisions d'embauche pour les métiers du digital.

Rocket School et AssessFirst partagent une même vision d’un recrutement plus inclusif et centré sur le potentiel. Selon toi, qu’est-ce qui fait la force de ce partenariat ? Pourquoi est-il clé pour les métiers de demain ?

Ce qui fait la force de ce partenariat, c’est qu’on travaille exactement sur le même angle, mais à deux moments différents du parcours candidat. Rocket School prouve qu’on peut former efficacement des profils qui ne rentrent pas dans les cases classiques. De notre côté, AssessFirst permet de détecter objectivement leur potentiel, indépendamment du diplôme ou du CV.

Pour les métiers de demain, c’est essentiel : les compétences techniques évoluent trop vite pour recruter uniquement sur l’expérience passée. Ce qui compte vraiment, ce sont les soft skills, la capacité d’apprentissage et l’adaptabilité.

Rocket School forme les talents de demain, AssessFirst aide à identifier leur potentiel. En quoi ces deux approches sont-elles complémentaires ? Et comment ce partenariat peut-il changer l’accès aux métiers du digital ?

Rocket School donne les compétences et la structure, AssessFirst donne la lisibilité et la confiance aux recruteurs.

Former, c’est indispensable. Mais sans outil pour objectiver le potentiel, beaucoup de talents restent invisibles. Ensemble, on enlève les biais : plus besoin d’un « bon » CV ou d’un parcours linéaire pour accéder aux métiers du digital.

Concrètement, ça ouvre la porte à des profils qui n’auraient jamais été shortlistés auparavant et ça permet aux entreprises de recruter plus vite, plus juste et plus durablement.

Les métiers évoluent très vite. Selon toi, le recrutement de demain sera plutôt prédictif, humain ou automatisé ?

Pour moi, ce sera clairement un mélange des trois.

  • Prédictif, pour mieux anticiper la performance et la réussite dans un rôle.
  • Automatisé, pour faire gagner du temps sur les tâches à faible valeur ajoutée.
  • Humain, parce que le recrutement reste avant tout une rencontre et une histoire de projection mutuelle.

AssessFirst apporte la dimension prédictive et objective, tandis que Rocket School prépare les talents à évoluer dans des environnements complexes et en constante évolution. Ensemble, on remet le potentiel humain au centre, sans renoncer à la puissance de la data.

AssessFirst a récemment refondu sa plateforme. Qu’est-ce qui a le plus changé ? Et en quoi ça facilite concrètement le travail des recruteurs ?

La plus grosse évolution, c’est clairement la simplicité et la lisibilité. On a beaucoup travaillé l’expérience utilisateur pour proposer des résultats plus clairs, plus actionnables, et directement exploitables dans des décisions de recrutement, de mobilité ou de développement.

Les nouveaux profils permettent une lecture beaucoup plus intuitive du potentiel : on comprend rapidement les forces, les zones de vigilance et la compatibilité avec un poste, sans avoir besoin d’être expert en psychométrie.

Avec Copilot, le recruteur est vraiment accompagné dans l’analyse : l’outil aide à interpréter les résultats, à poser les bonnes questions en entretien et à sécuriser la décision finale.

Pour les talent acquisition managers, ça se traduit par moins d’interprétation, plus de décisions éclairées et surtout un vrai gain de temps, sans perdre en qualité.

Selon toi, en tant que responsable du recrutement chez AssessFirst, quelle est la fonctionnalité la plus moderne ou révolutionnaire de la plateforme ?

Pour moi, c’est clairement Voice.

Voice est un agent IA capable d’analyser de façon objective le niveau de langue, la qualité de l’expression orale et certaines hard skills, à partir d’une prise de parole réelle du candidat.

Ce qui est révolutionnaire, c’est qu’on sort enfin du déclaratif et du ressenti. On ne se base plus uniquement sur ce qu’un candidat affirme sur son CV, mais sur sa capacité concrète à s’exprimer, structurer sa pensée et se projeter dans un contexte professionnel.

Voice apporte une dimension à la fois très humaine et très factuelle, qui sécurise les décisions et permet d’évaluer des compétences souvent difficiles à mesurer autrement.

C’est, selon moi, un vrai game changer pour le recrutement.